La question la plus fréquente avant l’entraînement d’hiver est : « N’aura-t-il pas froid ? » La deuxième, qu’il vaut la peine de poser juste après, est : « N’aura-t-il pas trop chaud ? » Sur des skis, un enfant ne reste pas immobile à l’arrêt de bus. Il bouge, transpire, s’assoit sur le télésiège, repart, et en plus, la neige finit dans ses gants. De bons vêtements doivent gérer tout ce cycle.

LOKO EN BREFChaud. Sec. Mobile.

Ce sont les trois objectifs. Pas « le plus de couches possible ». Le système de couches fonctionnelles doit évacuer l’humidité du corps, garder une chaleur adaptée et protéger de l’extérieur contre le vent et la neige. Si l’enfant est mouillé par la transpiration, il peut se refroidir très vite dès qu’il s’arrête.

Trois couches fonctionnent mieux qu’un énorme pull

L’American Academy of Pediatrics recommande, pour les activités d’hiver plusieurs couches fines, car elles peuvent s’adapter aux conditions et aident à garder l’enfant au sec et au chaud. Alpine Canada décrit le même principe chez les plus jeunes skieurs : une couche de base évacuante, une couche intermédiaire isolante et une couche extérieure protectrice.

1. Couche de base

Elle est directement sur le corps et son rôle est d’évacuer l’humidité. Alpine Canada cite par exemple la laine ou une matière synthétique fonctionnelle.

2. Couche intermédiaire

Elle apporte de l’isolation. Selon la température, il peut s’agir de polaire, d’un sweat fonctionnel ou d’une autre couche isolante adaptée.

3. Couche extérieure

La veste et le pantalon doivent protéger du vent et de la neige. Pour le ski des enfants, la résistance à l’humidité est aussi importante.

+ possibilité d’enlever une couche

Quand il fait plus doux ou que l’entraînement est plus intense, on peut retirer une couche. C’est l’un des grands avantages des couches.

Règle pratique : si, après les premières descentes, on vérifie l’enfant et que son dos est nettement en sueur, il n’a peut-être pas besoin d’« une veste encore plus chaude ». Il lui faut souvent mieux évacuer l’humidité ou enlever une couche.

Un enfant en sueur n’est pas automatiquement bien habillé

À l’entraînement, de la chaleur se produit. Si les vêtements ne la laissent pas s’échapper, l’enfant transpire. Le problème arrive sur le télésiège ou pendant une pause plus longue : une couche humide contre le corps devient soudain très désagréable.

C’est pourquoi nous regardons toute la journée, pas seulement à la température du matin sur le parking.

Entraînement actif

Le slalom, le ski de fond, la marche, les jeux et les chutes peuvent réchauffer un enfant bien plus qu’une descente tranquille avec un parent.

Télésiège et pauses

C’est là que l’on voit si la couche isole et si l’enfant est resté au sec. Des gants mouillés ou une couche de base humide deviennent soudain un bien plus gros problème.

Les mains : l’endroit où l’entraînement peut s’arrêter très vite

Alpine Canada recommande pour les enfants des gants ou moufles imperméables et isolés. De l’expérience du club, nous ajoutons une chose simple : pour les plus petits, une paire de rechange sèche dans le sac à dos vaut souvent plus que la moitié des autres affaires emportées « au cas où ».

Si l’enfant tombe, joue dans la neige ou retire ses gants pendant une pause sur un endroit mouillé, la deuxième paire peut sauver le reste de l’entraînement.

Nous ne laissons pas les gants mouillés nous convaincre.

Si les mains sont froides et les gants mouillés, on ne se dit pas qu’« il ne reste plus qu’une heure ». On les change, on réchauffe, on vérifie l’enfant. Le confort des mains influence directement la capacité à se concentrer et l’envie de continuer.

Les pieds : la chaussure de ski doit toujours fonctionner comme une chaussure de ski

Alpine Canada souligne qu’une chaussure de ski bien ajustée est importante pour le développement des bases du ski. Elle doit maintenir le pied et le bas de la jambe en sécurité, sans être inutilement serrée.

Pour skier, nous utilisons une chaussette technique qui évacue l’humidité. Nous ne remplissons pas l’espace libre dans la chaussure de ski avec plusieurs grosses chaussettes. Si la chaussure ne convient pas, la solution est la bonne taille et le bon réglage de la chaussure de ski, pas une couche de tissu supplémentaire.

Si vous vous occupez de la taille des skis et des chaussures, regardez aussi Comment choisir des skis et des chaussures de ski pour un enfant.

Cou, visage, casque et lunettes

Un tour de cou est plus pratique en ski qu’une longue écharpe lâche. Il doit protéger le cou et, selon la météo, aussi une partie du visage, sans gêner les mouvements ni passer sous le casque.

Le casque doit être bien ajusté. Alpine Canada recommande qu’il soit bien en place, à plat juste au-dessus des sourcils, qu’il ne bouge pas lorsque la tête se déplace et qu’il fonctionne avec les lunettes. Les lunettes doivent permettre à l’enfant de bien voir tout en restant confortables avec le casque.

Par temps ensoleillé, il ne faut pas oublier la protection contre les UV non plus. L’American Academy of Pediatrics souligne que la neige réfléchit le rayonnement et qu’en altitude l’exposition au soleil peut être importante.

Que mettre en plus dans le sac

Pour un entraînement de ski classique pour enfants, inutile d’emporter toute la maison. Quelques éléments peuvent pourtant régler un problème très vite :

  • une paire de gants ou de moufles de rechange bien sèches,
  • une couche de base de rechange ou un t-shirt, si l’enfant transpire beaucoup,
  • des chaussettes sèches,
  • un tour de cou, si le premier est trempé,
  • de l’eau et une petite collation,
  • selon la météo, de la crème solaire et un baume à lèvres.

Pour une journée entière de ski, il est utile d’avoir des affaires sèches à portée de main, sans devoir les chercher au fond de la voiture, à trois parkings de là.

On surveille l’enfant, pas seulement l’application météo

Deux enfants dans la même veste peuvent réagir de façon totalement différente. L’un transpire à chaque descente, l’autre a froid au bout de dix minutes. C’est pourquoi, après les premières descentes, on vérifie concrètement.

On surveille surtout :

  • si la couche de base n’est pas humide de sueur,
  • si les mains et les pieds sont bien au chaud,
  • si les gants ou les vêtements ne sont pas trempés,
  • si l’enfant ne tremble pas et n’est pas anormalement abattu,
  • s’il ne se plaint pas d’engourdissement, de douleur ou d’un froid marqué sur la peau exposée.

Le CDC cite, parmi les signes d’alerte de l’hypothermie, en plus des tremblements, une grande fatigue, de la confusion, un manque d’adresse et de la somnolence. En cas de gelures, le premier signe peut être une douleur ou une rougeur ; plus tard, un engourdissement ou une peau anormalement pâle et cireuse. Avec de tels symptômes, on ne parle plus de superposer des couches « pour la prochaine descente », mais de sécurité et, selon la gravité, d’aide médicale.

CONTRÔLE DU MATIN EN 20 SECONDESCouche de base sèche. Isolation selon la météo. Haut coupe-vent et imperméable. Mains au chaud. Chaussures de ski fonctionnelles.

Et puis encore un contrôle après les premières descentes. La météo nous dit quoi préparer. L’enfant nous le dit — par son comportement, sa température et l’humidité de ses vêtements — si nous avons visé juste.